Actualité réglementaire

Dernière mise à jour : mai 2026

Passoires thermiques : le sursis de 3 ans annoncé change-t-il vraiment les obligations des bailleurs ?

Article à visée informative. L’annonce du gouvernement concerne un projet de loi : les conditions peuvent évoluer pendant l’examen du texte. Pour une décision engageante sur un bail, une copropriété ou un contentieux, vérifiez les sources officielles et rapprochez-vous d’un professionnel.

Le gouvernement a annoncé un projet de loi logement qui permettrait de remettre sur le marché certains logements F ou G aujourd’hui bloqués pour raisons énergétiques, à condition d’engager des travaux. L’idée n’est pas d’effacer la rénovation : c’est plutôt de donner un délai encadré aux propriétaires qui se mettent réellement en mouvement.

Ce que le gouvernement a annoncé

Dans son communiqué du 23 avril 2026, le ministère présente une logique « rénover pour relouer ». Le texte annoncé permettrait la remise sur le marché de logements classés F et G aujourd’hui vacants pour raisons énergétiques, à condition d’engager des travaux dans des délais courts.

  • 3 ans pour les maisons individuelles.
  • 5 ans pour les copropriétés.
  • Objectif affiché : remettre à disposition près de 700 000 logements.

Source officielle : communiqué du ministère sur le projet de loi logement.

Ce qui ne change pas encore juridiquement

Le point important : une annonce n’est pas une loi promulguée. Les règles de décence énergétique, de gel des loyers et de mise en location restent donc à lire dans leur état actuel tant que le nouveau texte n’a pas été adopté et publié.

En pratique, évitez les raccourcis du type « les passoires thermiques sont de nouveau autorisées ». La formulation prudente est plutôt : un projet de loi pourrait permettre, sous conditions de travaux, de relouer certains logements F ou G pendant un délai encadré.

Pour les règles actuellement présentées par l’administration : décence énergétique et gel des loyers.

Qui serait concerné ?

L’annonce vise les propriétaires de logements F ou G, notamment les bailleurs qui hésitent entre laisser le bien vacant, vendre avec décote, ou rénover avant de relouer. Les modalités précises devront confirmer les situations couvertes : nouveaux baux, renouvellements, logements vacants, copropriété, preuve de l’engagement de travaux.

Maisons individuelles

Le délai de 3 ans paraît pensé pour des travaux décidables plus directement par le propriétaire, même si les contraintes techniques et financières restent fortes.

Copropriétés

Le délai de 5 ans reconnaît une réalité simple : en immeuble collectif, certains travaux dépendent d’un vote, d’un syndic, d’un calendrier d’assemblée générale et parfois d’un projet global.

Pourquoi il ne faut pas attendre pour cadrer les travaux

Même si un sursis est voté, il ne transformera pas un logement F ou G en bien confortable et facile à louer. Le DPE restera visible dans les annonces, les charges pèseront dans la décision des locataires, et les travaux prendront du temps à organiser.

Le bon réflexe n’est pas forcément de signer le premier devis. C’est de préparer une trajectoire : comprendre les postes de travaux, l’ordre de grandeur du budget, les aides possibles et le reste à charge. C’est précisément le rôle d’une estimation rénovation énergétique avant devis.

Comment lire cette annonce si vous êtes bailleur

  • Ne partez pas du principe que tout est permis : le texte final fixera les conditions.
  • Documentez votre bien : DPE, surface, chauffage, photos, factures, contraintes de copropriété.
  • Demandez des devis comparables : même périmètre, mêmes hypothèses, même niveau d’ambition énergétique.
  • Vérifiez les aides : MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ et règles de cumul évoluent régulièrement.

Pour approfondir : notre guide DPE et location et notre page sur les passoires thermiques.

La position Renov : calme, chiffrée, progressive

Cette actualité ne supprime pas le sujet de fond : un propriétaire a besoin d’un plan réaliste. Si le sursis est adopté, il peut donner du temps. Il ne remplace pas une estimation sérieuse, des devis RGE et une lecture honnête du reste à charge.

Renov aide à faire cette première mise au clair : travaux probables, aides indicatives, reste à charge et repères DPE. Ensuite seulement, vous décidez si vous lancez des devis, si vous attendez une décision de copropriété, ou si vous ajustez votre stratégie locative.

Questions fréquentes

Le sursis de 3 ans est-il déjà une règle applicable ?+

Non. À ce stade, il s’agit d’une annonce dans le cadre d’un projet de loi logement. Les règles actuelles restent à vérifier sur les sources officielles tant que le texte final n’est pas adopté et publié.

Quels logements seraient concernés par l’annonce ?+

Le communiqué gouvernemental vise les logements classés F et G aujourd’hui vacants pour raisons énergétiques, avec une remise sur le marché conditionnée à l’engagement de travaux. Les conditions exactes devront être confirmées par le texte final.

Pourquoi parler de 3 ans et 5 ans ?+

Le gouvernement évoque un délai de 3 ans pour les maisons individuelles et de 5 ans pour les copropriétés, afin de tenir compte des contraintes de décision et de réalisation des travaux.

Faut-il attendre la loi avant de préparer les travaux ?+

Pas forcément. Même si les modalités changent, un propriétaire bailleur a intérêt à cadrer le DPE, les travaux, les aides et le calendrier. Une estimation indicative aide à décider sans se précipiter.

Cadrer vos travaux avant de relouer

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